Dans l’Empire américain, la ploutocratie ne cherche pas toujours à se cacher derrière les larbins

, par  John Groleau
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« Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages ; le véritable mérite est modeste, et c’est aux électeurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. » Extrait de l’Appel aux électeurs parisiens, daté du 25 mars 1871 [1]

Le système électoral de l’Empire américain est à des années-lumières du principe fondamental reposant sur le fait que c’est aux électeurs de choisir leurs mandataires et non à ces derniers de présenter leur candidature pour se faire élire.

Faire une campagne électorale nécessite de l’argent, beaucoup d’argent... au point que les candidats ont besoin de trouver des sponsors parmi les milliardaires. Il va sans dire que les « heureux » bénéficiaires devront en retour rendre certains services à ces « généreux » privilégiés. Sauf si ces derniers décident eux-mêmes de se présenter à l’image de Nelson A. Rockefeller ou d’un Donald Trump.

La ploutocratie ne cherche pas toujours à se cacher derrière les larbins et les corrompus.

Ci-dessous, extrait de l’article « L’argent en politique au cœur du 6e débat démocrate américain » publié par rts.ch le 20/12/19 :

« La soirée a aussi été marquée par de vifs échanges, principalement dirigés contre Pete Buttigieg. Quatrième de la course, il reste une menace pour ses adversaires car il est en tête dans les sondages de l’Iowa. Cet État-clef ouvrira le 3 février la saison de la primaire et donnera le ton pour la suite.

“Des milliardaires dans des caves à vin ne devraient pas choisir le prochain président”, a fustigé Elizabeth Warren en référence à une récente collecte de fonds de Pete Buttigieg dans une cave viticole. “Voilà bien le problème de décerner des tests de pureté qu’on serait bien soi-même incapable d’obtenir” en ayant eu par le passé recours à de riches donateurs, a-t-il rétorqué, en référence à la fortune de son adversaire.

Bernie Sanders a pour sa part manié l’humour en notant que Pete Buttigieg avait “seulement 39 milliardaires” parmi ses donateurs, contre 44 pour Joe Biden.

Amy Klobuchar a ironisé sur le manque d’expérience au niveau national du maire de South Bend, 37 ans et premier candidat homosexuel ayant de réelles chances dans la course à la Maison Blanche.

L’ombre de Bloomberg

Le débat s’est aussi déroulé dans l’ombre du milliardaire centriste Michael Bloomberg. L’ancien maire de New York a choisi de passer les deux premières primaires et se concentre sur la quinzaine d’États qui voteront début mars, dont le Tennessee, où il a fait campagne jeudi.

Le président américain Donald Trump a lui moqué “un débat morne et pessimiste” ayant montré qu’ “aucun de ces personnages n’a une chance” de le battre. »

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