Encore et toujours davantage de faits divers à la télévision française

« "Tous les soirs, à la télévision, un homme nu pleure au bout de sa laisse", la formule résume plutôt bien le capitalisme de surveillance et sa société du spectacle [1].

Après avoir analysé les éditions du soir des six principales chaînes françaises (TF1, France 2, France 3, Arte, Canal+ et M6), l’Institut national de l’audiovisuel (INA) a d’ailleurs constaté que "les faits divers affichent une augmentation régulière, passant de six cent trente sujets en 1999 à mille sept cent dix en 2008, comme si les partis pris éditoriaux des chaînes étaient de favoriser, de plus en plus, les drames personnels plutôt que les drames collectifs [2]". »

Extrait de l’article Recomposition brutale, racolages à tous les rayons de Serge Halimi, LE MONDE diplomatique, octobre 2009.

[1Collectif Retort, Des images et des bombes. Politique du spectacle et néolibéralisme militaire, Les Prairies ordinaires, Paris, 2008.

[2"Le baromètre thématique des journaux télévisés", INA Stat, n°13, Bry-sur-Marne, juin 2009.