Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe Leclerc, a réclamé ouvertement pour la grande distribution le droit d’entrer en concurrence avec les pharmaciens d’officine français

« Jeudi 3 avril, Michel-Edouard Leclerc, PDG du groupe Leclerc, a réclamé ouvertement pour la grande distribution le droit d’entrer en concurrence avec les officines pour distribuer du paracétamol, des veinotoniques et tous les produits d’automédication. Les centres Leclerc, qui réalisent déjà 130 millions d’euros de chiffre d’affaires dans la parapharmacie, estiment être en mesure de capter 1 % du marché de l’automédication (1,8 milliard d’euros), soit 20 millions d’euros environ. Une campagne publicitaire axée sur la capacité des grandes surfaces à faire baisser les prix de ces médicaments "anti-bobo" doit être prochainement diffusée à la télévision.

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Les pharmaciens d’officine français sont donc cernés. Entre les réseaux de pharmacies intégrées type Alliance Boots (Grande-Bretagne) qui mènent un implacable lobbying à Bruxelles pour contraindre la France à faire sauter le verrou du monopole officinal (un homme-une pharmacie) et les grands distributeurs qui aimeraient partager le gâteau de produits médicamenteux à marge élevée, leur avenir corporatif apparaît sombre. "Nous n’aurions pas été crédibles contre le monopole officinal", reconnaît Michel-Edouard Leclerc qui laisse agir Boots pour lui. "En revanche, sur le prix..." »

Extraits de l’article Les hypermarchés en embuscade sur le médicament, écrit par Yves Mamou et publié dans le journal Le Monde le 5 avril 2008.

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