Dominique Strauss-Kahn remet en cause la retraite à soixante ans… mais pas les marchés financiers

« C’est le baiser qui tue. Le ministre du Budget a applaudi hier aux propos du directeur du FMI soutenant le report de l’âge de la retraite et s’exclamant : “Si on vit cent ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à soixante ans !” [...] le président de la République (ndlr : sommes-nous encore en République ?) ne doit pas regretter d’avoir appuyé sa candidature à la tête de la principale institution financière internationale.

À ce poste, DSK se montre d’une sagesse exemplaire pour qui voit dans les marchés financiers les meilleurs moteurs de la marche du monde. Au plus gros de la crise financière, il a réclamé l’engagement massif des fonds publics pour garantir les banques, soutenir les fonds pourris, assurer des perfusions massives de liquidités. Une fois que les budgets nationaux eurent transformé en déficits publics les pertes privées, le FMI se retourne vers les peuples en leur enjoignant de payer l’addition des folies de la Bourse et des grands actionnaires. Pour voler, disait en substance Bertold Brecht dans l’Opéra de Quat’sous, mieux vaut devenir banquier qu’en dévaliser un. »

Extraits de l’Édito de Patrick Apel-Muller, Strauss-Kahn prend la porte à droite, humanite.fr.

Photo de Paris Match, n°3150, octobre 2009

Voir en ligne : Strauss-Kahn prend la porte à droite.

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