Zone euro : la situation devient-elle incontrôlable ? Par Bruno Arfeuille

« Je ne pense pas que la Grèce réussira sa stratégie de redressement des finances publiques sans restructurer sa dette », a déclaré Lars Feld, un des conseillers économiques de la chancelière allemande Angela Merkel sur Bloomberg TV lundi matin.

Selon Guillaume Guichard, « Pour un État, une restructuration de la dette publique équivaut à faire défaut sur une partie de sa dette, c’est-à-dire à ne pas rembourser à temps ou en totalité ses créanciers. » [1]

Les taux grecs, mais aussi irlandais et portugais, continuaient à caracoler à des niveaux records mardi, avec des marchés qui restent persuadés que la dette grecque fera bientôt l’objet d’une restructuration [2].

Taux des obligations à 2 ans 3 ans 5 ans 10 ans
Grèce 24,243 % 23,882 % 17,485 % 15,327 %
Irlande 12,093 % 12,688 % 11,902 % 10,456 %
Portugal 11,679 % 11,589 % 11,916 % 9,601 %

Que vont faire les technocrates et les politiciens, en particulier le "socialiste" Papandréou ?

Rappelons que tous les États de la zone euro avec l’article 123 du traité de Lisbonne (qui reprend l’article 104 du traité de Maastricht) ont transféré leur droit régalien de création monétaire sur le système bancaire privé.

Bruno Arfeuille, Septidi 7 Floréal an CCXIX